FAQ

Les relations de couple se sont durcies. Il y a de plus en plus de méfiance, un besoin de reconnaissance et un refus de faire des compromis et désormais aucune union n’est garantie à vie. On aime, mais avec des clauses suspensives. On vous prend à l’essai, et si ça ne va pas, on passe à quelqu’un d’autre.

De plus en plus de couples, surtout après un premier échec, ne veulent pas cohabiter. Le choix de couple non cohabitant est adapté à l’exigence d’amour et de sexualité du couple moderne. On veut de l’amour mais sans les contraintes du couple. De l’intimité on ne garde que le meilleur et on évite le partage des corvées domestiques et les discussions d’argent. Il n’y a pas d’obligation de se voir quand on n’est pas en forme. Il s’agit ainsi pour chacun de préserver son identité propre et son indépendance, tout en acceptant la vie sociale du couple.

A notre époque beaucoup ont peur de la solitude et cherchent à la fuir en multipliant les rencontres. Or, la crainte de la solitude et du silence crée une société sans profondeur. Affronter la solitude permet de développer sa singularité et raffermir sa propre pensée. Cela oblige à l’humilité, à ne pas s’illusionner sur soi-même. En nous mettant en contact direct avec nous-mêmes, la solitude nous pousse à dépasser nos limites et nous rend plus disponibles à l’autre.

En réaction à l’agitation du monde moderne, on constate qu’un certain nombre de personnes tentent de s’abstraire des sollicitations extérieures et de la toute puissante communication, elles éteignent leur télévision et leur lecteur de MP3 afin de garder une place pour la méditation et les sentiments intérieurs. Ces personnes se mettent ainsi en paix avec elles-mêmes pour être plus disponibles aux autres. Elles se tiennent à l’écart de la superficialité des rencontres éphémères pour privilégier les relations profondes.

Une étape de solitude est un préalable pour de vrais échanges, pour pouvoir aller vers l’autre. Pascal dit qu’il faut passer par la solitude pour aller vers Dieu, mais je crois qu’il faut passer par la solitude pour se rencontrer soi et rencontrer l’autre. C’est même un préalable pour aller vraiment vers l’Amour avec un grand « A ». Cela permet une autonomie, une distance, afin de ne pas utiliser l’autre. Trop souvent, on se met en couple pour que l’autre soit une prothèse, de telle manière qu’il vienne réparer une faille, une blessure, une incomplétude.